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Ces nuages que très peu de gens ont vus au Québec

jeudi, 11 juin 2020 à 11:28 - Ce phénomène est plutôt rare, mais si vous en avez déjà vu, vous vous en souvenez sûrement. Ce type de nuage apparaît comme des cheveux d’ange dans le ciel, au crépuscule ou à l’aube, et prend une couleur bleu métallique. Dans l’hémisphère Nord, ils sont seulement visibles quelques jours avant et après le solstice d’été et à une latitude dépassant 47 degrés nord.

### Nuage noctulescent

Plusieurs éléments entrent dans la formation de ce type de nuage. Celui-ci se forme en très haute altitude dans la mésosphère, soit à près de 80 km au-dessus de nos têtes. À cette altitude, l’air est très froid, il affiche des valeurs entre -100 °C et -120 °C. Soulignons aussi que la mésosphère est à son plus froid au solstice d’été dans l’hémisphère Nord. Il est difficile pour de l’air si froid de contenir beaucoup de vapeur d’eau. C’est pour cette raison que ce type de nuage est très mince et en filament. Cette faible quantité de vapeur d’eau est forcée de se cristalliser et forme de minuscules particules de glace (dix nanomètres). Les dernières recherches au sujet de leur formation ont démontré que pour que ce processus se fasse, il faut un noyau de congélation. À cette altitude, on ne retrouve que des cendres volcaniques ou des résidus de météorites qui peuvent servir de noyau de congélation.

On a longtemps cru que ces nuages étaient seulement associés aux éruptions volcaniques, car ils ont été rapportés la première fois en 1883 peu après l’éruption du Krakatoa. Cependant, on sait maintenant que les fusées que nous lançons dans l’espace contribuent également à leur formation, puisque le carburant qu’elles brûlent rejette de la vapeur d’eau pendant leur ascension, et contribue à placer, en haute altitude, cette vapeur, qui normalement serait plus rare. De plus, dans le contexte des changements climatiques, une hausse des émissions de méthane favorise également la concentration de vapeur d’eau dans la haute atmosphère.

Étant donné que ces nuages sont plutôt minces, ils doivent être bien éclairés pour qu’on puisse les voir. C’est la raison pour laquelle ils sont visibles un peu après le coucher du soleil ou un peu avant son lever. Quand le soleil est juste sous l’horizon, la surface de la Terre est dans l’ombre, mais la haute atmosphère est, quant à elle, encore bien éclairée. Puisqu’ils se forment près des pôles, c’est au moment de l’année où ceux-ci connaissent le plus d’heures de jour et que la mésosphère est la plus froide, qu’il est possible de les voir. Dans l’hémisphère Nord, cette période correspond à plus ou moins vingt jours avant et après le solstice du 21 juin.

Même s’ils se forment au-dessus des pôles, il faut être à une certaine distance de ceux-ci pour pouvoir les voir, car directement aux pôles, pendant le solstice, le Soleil ne se couche pas et la surface de la Terre est assez éclairée pour masquer la lumière diffuse du phénomène. L’idéal est entre 50° de latitude nord et 70° de latitude nord. Donc, au Québec, entre La Malbaie et le centre de la terre de Baffin, il arrive parfois que certaines personnes situées près du 45e parallèle en aperçoivent, mais cela est vraiment rare. À Montréal, il ne serait pas impossible d’en observer, mais l’événement serait exceptionnel.

La couleur bleue vient de la lumière du Soleil. Celle-ci nous apparaît blanche, mais est, en fait, un amalgame des sept couleurs de l’arc-en-ciel, dont le bleu. Les particules de glace sont si petites que la seule longueur d’onde de la lumière du Soleil qu’elles sont capables de réfléchir est le bleu.

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