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Prévision de la saison des allergies au Canada en 2020

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mardi, 21 avril 2020 à 06:00 - Le printemps s’installe au Canada. Le soleil brille, les oiseaux chantent et l’amour est dans l’air – tout comme le pollen !

Libéré en grande quantité dans l’air, le pollen est synonyme de démangeaisons des yeux, d’écoulement nasal et de nombreux autres symptômes fort déplaisants pour les personnes aux prises avec des allergies saisonnières.

Selon le Dr David Fischer, spécialiste de la rhinite allergique, de 20 à 30 pour cent des Canadiens ont des allergies saisonnières – et en ont les larmes aux yeux.

« Bien des gens attendent le printemps avec impatience. Par contre, cette saison est souvent pénible pour les personnes allergiques, affirme le Dr Fischer, ancien président de la Société canadienne d’allergie et d’immunologie clinique. Les espèces de pollen varient d’une province à l’autre, mais le pollen d’arbres est celui qui déclenche le premier type d’allergies saisonnières, parfois dès le début de mars. »

Un printemps précoce et chaud n’augure rien de bon pour les personnes qui souffrent d’allergies. « Même si elles frappent dans toutes les régions du Canada, les allergies printanières sont habituellement particulièrement intenses dans la vallée du bas Fraser, en Colombie-Britannique, où la saison du pollen d’arbres, surtout de l’aulne, va de février à juin », précise le Dr Fischer.

Dans le reste du pays, cette période s’étend plutôt d’avril à juin, comme l’indique le Dr Fischer. « Il est toutefois vrai que les allergies au pollen de graminées, particulièrement présentes dans le Centre du Canada, provoquent aussi d’importants symptômes oculaires », ajoute-t-il.

Les personnes allergiques sont nombreuses à se demander ce qui les attend cette année. « La quantité de pollen dépend de la rapidité avec laquelle le mercure monte et du degré qu’il atteint », explique Kelly Sonnenburg, météorologue, MétéoMédia.

Dans certaines parties du Canada, le début du printemps est marqué par la chaleur, ce qui pourrait signifier l’arrivée hâtive de la saison du pollen. « Au printemps, de grands écarts sont souvent enregistrés tant au chapitre des températures que des précipitations », précise Mme Sonnenburg. Le mercure devrait continuer d’osciller jusqu’à la fin de mai.

Voici un portrait régional des prévisions concernant la saison du pollen au Canada, établi par Dawn Jurgens, directrice de l’exploitation, Laboratoires de recherche d’aérobiologie, d’après les prévisions à long terme de MétéoMédia.

Colombie-Britannique

Selon les prévisions à long terme, le printemps sera plus chaud que d’habitude dans la province. Cependant, en raison du temps anormalement froid qui est survenu en mars, et qui se poursuit en avril, les taux de pollen pourraient être inférieurs à la normale pour cette période de l’année. Avec la montée des températures, la quantité de pollen augmentera toutefois rapidement. Dans les prochaines semaines, le pollen d’arbres comme le saule et le frêne apparaîtra.

Prairies

Alberta, Saskatchewan et Manitoba

Dans ces provinces, le temps chaud sera entrecoupé de journées particulièrement froides au cours du printemps. La saison du pollen s’installera donc un peu plus tardivement au printemps et devrait être plus courte qu’à la normale. Si le mercure monte rapidement en avril, le taux de pollen pourrait être supérieur à la moyenne saisonnière certains jours.

Québec et Ontario

MétéoMédia prévoit des températures sensiblement plus élevées que pendant les deux dernières années, ce qui devrait toutefois venir interrompre quelques semaines de temps plus froid qu’à la normale. Par conséquent, la saison du pollen printanière se déroulera plus tardivement qu’à l’habitude dans la majeure partie de l’Ontario. De plus, si les températures grimpent en peu de temps, de nombreuses journées devaient être marquées par des taux de pollen plus élevés qu’à l’habitude, comme dans les Prairies.

Provinces de l’Atlantique

Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve-et-Labrador

Les variations de température printanières devraient ressembler à ce que connaît habituellement la région, et les précipitations s’approcheront de la normale ou la dépasseront. Ces conditions ne devraient pas se répercuter grandement sur les taux de pollen dans l’ensemble. Pendant un certain temps, la quantité de pollen demeurera faible, en attendant que le mercure monte. Cependant, la saison du pollen devrait se prolonger au-delà de la normale en 2020 dans la région.

*Cet article s’appuie sur une entrevue menée par MétéoMédia avec le Dr David Fischer, allergologue, immunologue et professeur auxiliaire à l’Université Western. Le Dr Fischer a aussi été président de la Société canadienne d’allergie et d’immunologie clinique.

Cet article s’appuie sur une entrevue menée par MétéoMédia avec Dawn Jurgens, directrice de l’exploitation, Laboratoires de recherche d’aérobiologie, à Ottawa.

Cet article s’appuie sur une entrevue menée par MétéoMédia avec Kelly Sonnenburg, météorologue, MétéoMédia.*

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