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Printemps 2020 : plus doux, mais tourmenté

mercredi, 26 février 2020 à 05:53 - Le printemps sera plus doux cette année au Québec. Selon les météorologues de MétéoMédia, la douceur sera davantage présente que lors des printemps 2019 et 2018. Toutefois, les précipitations risquent d’être plus importantes qu’à l’habitude sur une grande partie des secteurs les plus habités de la province.

Les Québécois avaient l’habitude de voir les conditions hivernales perdurer jusqu’en avril. Cette année, le patron météo sera plus favorable à l’installation graduelle de la douceur, et ce, même si cette saison de transition comporte des hauts et des bas au chapitre des températures.

« Ces derniers printemps, le Québec n’a pas tout à fait été chanceux », commence André Monette, chef du service de météorologie à MétéoMédia, rappelant que le printemps 2019 s’était terminé avec des moyennes de 1 °C à 2 °C sous les normales ; et qu’en 2018, avril fut extrêmement décevant, avec une moyenne du mercure qui se situait entre 2 °C et 5 °C sous les normales. « En plus, les deux derniers mois d’avril ont connu de gros épisodes de verglas », rappelle M. Monette.

Cette année, compte tenu des modèles météorologiques et des années analogues à 2020 (soit des années où le patron météo était comparable au patron actuel), on prévoit des températures dans les normales de saison pour une grande partie des régions habitées du Québec. Comparativement aux deux derniers printemps québécois, « on peut dire que le mercure sera plus doux », indique M. Monette, avant de préciser que « cela ne veut pas dire que la douceur sera au rendez-vous, sans interruption, durant les trois mois ».

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En effet, puisque le printemps est une saison de transition, il est fortement possible que le froid visite régulièrement la province, mais pas nécessairement de façon prolongée. « À l’heure actuelle, notre prévision ne prévoit pas de dominance de temps froid sur le Québec, ce qui est positif », explique André Monette. Le météorologue modère toutefois son discours et ajoute que « compte tenu des caprices habituels de la saison printanière, il est préférable de ne pas avoir d’attentes trop élevées... Malgré l’hiver doux qui s’achève ».

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Dans les secteurs du nord-ouest, on prévoit des températures sous les normales, puisque « la masse d’air froid sera présente au-dessus de la baie d’Hudson durant la saison », spécifie le chef du service de météorologie à MétéoMédia. Les plus chanceux seront dans l’Ouest canadien, puisque la masse d’air chaud pourrait s’étendre jusqu’en Alaska, aux États-Unis.

Moyenne des températures entre le 1er mars et le 31 mai

  • Gatineau : -2 °C à 21 °C;
  • Montréal : -2 °C à 21 °C;
  • Sherbrooke : -1 °C à 21 °C;
  • Val-d’Or : -5 °C à 19 °C;
  • Québec : -3 °C à 20 °C;
  • Saguenay : -5 °C à 19 °C;
  • Sept-Îles : -5 °C à 13 °C;
  • Gaspé : -3 °C à 17 °C.

Pour tout connaître de l'Aperçu décortiqué, retrouvez nos experts ci-dessous.


Régime actif et mouvementé

Avec la masse d’air chaud présente sur le sud des États-Unis, les systèmes dépressionnaires pourront s’abreuver de l’humidité du golfe du Mexique et seront susceptibles de contenir d’importantes quantités d’eau. En remontant vers le centre des États-Unis, et en fonction de la position du courant-jet, les perturbations pourraient alors remonter facilement jusqu’au Québec, arrosant sur leur passage le sud de l’Ontario et les Maritimes.

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Avec l’important couvert de neige présent au nord du Saint-Laurent, la fonte des neiges et les précipitations (pluie ou neige) pourraient engendrer des inondations dans certains secteurs. Pour plus d’informations concernant les risques d’inondations printanières, rendez-vous ici.

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À noter toutefois que l’atmosphère est présentement « en pause », dans le sens où aucun des grands joueurs météo habituels n’est véritablement présent. L’oscillation australe (communément appelée El Niño ou La Niña) est neutre ; l’anomalie d’eau chaude présente dans le nord-ouest du Pacifique (et qui provoquait un crétage du courant-jet) a disparu ; le blocage du Groenland n’est plus... « L’atmosphère manque d’un chef d’orchestre, ce qui rend le sort du printemps plus imprévisible qu’à l’habitude », termine André Monette.


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