En vidéo : l'année 2012 s'est amorcée avec un mois de janvier doux et tempétueux. Voici le bilan de Réjean Ouimet et Suzie Poisson.
Janvier a été doux, mais il n’a pas été historique. « Même si les températures ont dépassé de 2 °C ou 3 °C les normales saisonnières durant le mois, il ne s’agit pas d’un record.
C’est surtout les variations de température qui ont été exceptionnelles. Nous avons eu des journées très froides, mais surtout, de grands écarts de températures », explique Dorina Surcel-Colan, chef d'équipe du département de météorologie à MétéoMédia.
Les températures sont plus douces dans l’est du Canada en raison de la phase positive de l’oscillation nord-atlantique.
Ce phénomène se mesure couramment comme la différence de pression atmosphérique entre l'Anticyclone des Açores et la dépression d'Islande.
« C’est ce qui explique en partie les températures élevées cet hiver », commente la météorologue.
À titre d’exemple, on a enregistré des écarts de 15 °C entre le 2 et 3 janvier, à Montréal. « Nous nous attendions également à ce genre d’hiver en raison des impacts de La Nina. » Ce phénomène qui provoque un refroidissement des eaux du Pacifique a engendré un réchauffement de l’air.
La pluie verglaçante a été au rendez-vous en janvier. À Montréal et à Québec, il est tombé de la pluie verglaçante durant six jours, alors que la moyenne mensuelle est 2,5 jours pour la métropole et de 3,4 jours pour la Vieille Capitale.
Si la tendance se maintient, cet hiver en dents de scie devrait se poursuivre pour le reste de la saison froide. « Surtout en raison des deux phénomènes qui auront encore des conséquences », conclut Dorina Surcel-Colan.
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