En vidéo : Patrick de Bellefeuille parle des conclusions de l'étude à l'émission C'est dans l'air.
Les résultats de cette étude réalisée par la National Oceanic Atmospheric Administration (NOAA), une agende fédérale américaine, ont été dévoilés hier dans la revue Nature.
L'étude a porté sur un gisement d'hydrocarbures du Colorado, où le gaz est extrait à l'aide de la fracturation hydraulique, le même procédé utilisé pour l'extraction des gaz de schistes.
Les chercheurs ont conclu que les fuites dans les puits gaziers étaient deux fois plus importantes que ce que reconnaît l'industrie.
Les puits perdraient ainsi environ 4% de leur méthane, un gaz à effet de serre dont les effets sont 20 fois plus importants que le gaz carbonique.
Ces émissions de GES reliées à l'exploitation des gaz de schiste seraient donc aussi élevées que celles du charbon, selon l'étude.
Il s'agit de la première étude réalisée à partir de données récoltées sur le terrain, plutôt que sur des modèles théoriques.
Avec La Presse Canadienne
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