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Le brouillard est tout simplement un nuage qui touche le sol. Comme tous les nuages, le brouillard est composé de millions de minuscules gouttelettes d'eau ou de cristaux de glace, selon les températures. En aviation, on signale la présence de brouillard lorsqu’il réduit la visibilité dans un rayon de 10 km ou moins. Un épais brouillard peut réduire la visibilité à moins d’un kilomètre. La densité du brouillard dépend principalement du niveau de concentration des gouttelettes : plus il y a de gouttelettes, plus le brouillard est dense. Par exemple, en extrayant l'eau d'un mètre cube de brouillard de mer (épais), on obtiendrait environ 1 g d'eau, alors qu’on obtiendrait que 0,02 g d'eau d'un brouillard très léger. Les gouttelettes d’eau restent en place grâce aux courants d'air ascendants. Elles sont constamment remplacées par de nouvelles gouttelettes générées par la condensation de la vapeur d'eau dans l'air. Les vents faibles favorisent la formation de brouillard. Une légère circulation de l’air permet de déplacer l’eau, qui est deux fois plus dense que l’air, en suspension. Une brise légère contribuera donc à produire un brouillard d’une épaisseur de plusieurs centaines de mètres. À l’inverse, si le vent est fort, l'air se déplacera trop rapidement pour former du brouillard.
On peut parfois voir de la vapeur s’élever au-dessus d’une surface asphaltée lorsque le temps devient ensoleillé à la suite de précipitations de pluie ou de neige. La chaleur du Soleil est alors absorbée par l’asphalte et l'air humide en contact avec cette surface se réchauffe. Lorsque les courants ascendants d'air chaud et humide au-dessus de l'asphalte rencontrent l’air ambiant plus froid, une partie de la vapeur d’eau se condense en gouttelettes minuscules, ce qui forme la vapeur au-dessus de la route. Par la suite, les vapeurs d'air entrent en contact avec l’air sec et disparaissent.
Une trombe marine est une colonne d’air et d’eau en rotation qui tourbillonne rapidement entre un nuage et un plan d'eau. C’est en quelque sorte une cousine de la tornade. La taille et la force des trombes marines varient et elles ne sont pas toutes composées de la même façon. Elles peuvent se former sur la terre comme des tornades et dériver vers la mer, sur un lac ou un grand fleuve. Dans ces cas, on les appelle « trombes tornadiques » puisque ce phénomène est en fait une tornade qui se retrouve sur un plan d'eau. Des trombes marines plus intenses peuvent également se développer comme une tornade alors que la propagation débute dans les nuages et descend vers l'eau. Les trombes marines aussi appelées trombes d’air froid se forment à la surface de l’eau pour ensuite monter vers le ciel et sont plus fréquentes. On peut rarement voir ces tombes atteindre le ciel, du moins, à l’œil nu. Les trombes marines qui se forment sur l'eau sont beaucoup plus petites, moins destructrices, durent moins longtemps et se déplacent plus lentement que les tornades terrestres ou les trombes tornadiques. On a constaté que les trombes aspirent les petits poissons, les grenouilles ou autres créatures aquatiques et les dispersent à l’intérieur des terres sur une distance de plusieurs mètres.
Les trombes marines se forment au-dessus des étendues d’eau lors des journées chaudes et ensoleillées lorsque l'air est instable et qu’une brise légère souffle au-dessus du sol. Lorsque l’air chaud s’élève, il est remplacé par de l’air en provenance de toutes les directions, créant un mouvement du courant ascendant. La montée rapide de l'air ne suffit pas pour former une trombe. La topographie et les vents locaux aux abords du lac peuvent contribuer au développement des trombes de beau temps ou les inhiber complètement.
On retrouve le vrai « voile blanc » surtout le jour en Arctique et en Antarctique, lorsque la lumière est réfléchie entre un ciel nuageux et un terrain couvert de glace ou de neige. Près de 85 % de la lumière est reflétée par la glace et la neige. Les flocons en chute libre, les gouttelettes de brouillard en suspension ou les particules de glace dans l'air peuvent augmenter le niveau de réflexion. Dans un voile blanc, on ne peut discerner les ombres, les objets rapprochés, les points de repère ou les nuages. Ces conditions peuvent provoquer la perte du sens de l'orientation, de la perspective et de l'équilibre. La terre et le ciel semblent se confondre et l'horizon disparaît dans un néant blanc. Le voile blanc sème la confusion. Par exemple, il peut faire croire aux pilotes que le bas est en haut, tandis que des voyageurs auront l’impression que l’horizon est plus rapproché. On parle qualifie de visibilité nulle ou de « voile blanc » en cas de poudrerie extrême reliée aux bourrasques de neige, aux tempêtes hivernales et aux blizzards qui réduisent la visibilité à près de zéro. On peut ainsi perdre le sens de l'orientation en raison de la neige tournoyante qui donne l’impression que tout est blanc. Ces conditions météorologiques rendent les déplacements très dangereux.
Le brouillard givrant est un nuage de gouttelettes d'eau qui gèlent au contact des objets, provoquant ainsi une couche de givre. À l’exception du brouillard glacé qui se forme à des températures près de -40 °C, le brouillard régulier est composé de minuscules gouttelettes d'eau liquide. Lorsque les températures descendent sous zéro, ces gouttelettes ne gèlent pas spontanément. Elles deviennent plutôt « surfondues », c'est-à-dire qu’elles sont toujours liquides, mais leur température est en dessous de zéro. Elles ne gèlent pas, car elles doivent entrer en contact avec quelque chose de solide pour former une structure cristalline. Les gouttelettes vont se figer sur des objets dont la température est au-dessous de zéro (arbres, les rampes, les trottoirs, chaussés, etc.) et ainsi créer une mince couche de glace dangereuse.
En hiver, le ciel est rempli de phénomènes optiques colorés comme des halos, des colonnes lumineuses, des arcs, des points, des taches et des cercles de couleur. Durant cette saison, on confond souvent les halos et les parhélies avec les arcs-en-ciel. Un halo résulte de la réfraction de la lumière du Soleil par des cristaux de glace. À quelques exceptions près, la majorité des halos se forme autour ou à proximité d’une source de lumière comme le Soleil, la Lune ou un lampadaire.
Les arcs-en-ciel secondaires sont fréquents. En fait, ils se produisent par la dispersion de la lumière pas des gouttes de pluie. Lorsque la lumière du Soleil pénètre la surface de la goutte de pluie, elle est réfractée et se fragmente, formant ainsi les couleurs de l’arc-en-ciel. Ensuite, la lumière subit une réflexion entrant à l’arrière de la goutte et elle est réfractée à nouveau en sortant. Chaque goutte de pluie projette le spectre complet de couleurs, mais on perçoit une seule couleur par goutte. Parfois, la lumière se reflète deux fois à l'intérieur de la goutte d'eau. Cette action produit deux types d’arcs-en-ciel : un arc-en-ciel primaire produit par la première réflexion de la lumière et un plus grand arc secondaire, situé au-dessus du premier, produit par la seconde réflexion. Les couleurs de l'arc secondaire sont inversées par rapport à l’arc primaire avec du rouge à l'intérieur et du violet à l'extérieur. Puisque seul un petit nombre de rayons subissent cette double réflexion, l'arc secondaire est toujours moins lumineux que le premier.
La gelée blanche se forme dans la nuit, sous un ciel clair, lorsque les objets au sol se refroidissent rapidement. Si la couche d'air près du sol se refroidit en dessous de zéro et qu’il y a suffisamment d'humidité dans l'air, les dépôts de vapeur d'eau sur les objets froids vont geler. La température à laquelle le givre se forme s’appelle le « point de gelée blanche. » La gelée blanche est le terme pour désigner le type de gel le plus courant au Canada (la majorité des gens y référent comme du « givre »). Le givre est différent parce qu’il se forme beaucoup plus rapidement. Il est généralement produit par la congélation des gouttelettes d'eau sur les surfaces froides avec du brouillard accompagné de vent modéré.
Un parhélie, aussi appelé « faux-soleil », est un phénomène optique consistant en l’apparition de deux taches brillantes placées horizontalement de part et d’autre du Soleil. On peut aussi observer le même phénomène autour de la Lune, mais avec moins d’éclat; dans ce cas, ce sont des parasélènes. Un parhélie est une image du Soleil formé à la suite de la réfraction de la lumière à travers de minuscules cristaux de glace flottant dans l'air ou dans des nuages. Les cristaux de glace sont en forme de plaques placées de telle manière que leurs surfaces planes sont parallèles à la Terre. La lumière solaire entre d'un côté et se réfracte de l’autre. Les réfractions créent une image du Soleil de 22 ° à gauche et/ou à droite de celui-ci. Les parhélies ne sont pas rares; ils peuvent être visibles 10 fois par an. Les plus brillants se produisent lors des froides matinées ensoleillées ou en fin d’après-midi, quand le Soleil est près de l'horizon et que l'atmosphère est chargée de cristaux de glace. Lorsqu’on aperçoit des parhélies ainsi que d’autres phénomènes célestes comme des halos et des anneaux, ceci signifie parfois qu’il y aura de la pluie ou de la neige dans les 18 à 36 heures.
Le derecho appartient à une famille de fortes rafales qui précèdent les orages. Son nom signifie « droit » en espagnol. Au cœur d'un violent orage, il y a deux courants d'air : un ascendant et un descendant. Les courants descendants se ruent au sol à grande vitesse, généralement entre 100 et 150 km/h, mais quelques-uns sont plus rapides. Quand ils frappent le sol, l'air se propage horizontalement dans un coup de vent. Les derechos peuvent souffler en continu, mais les dégâts se limitent généralement à une superficie inférieure à 3 km de diamètre. Ils peuvent arracher des arbres, endommager des bâtiments et arracher des toits. En fait, les derechos et les autres rafales descendantes peuvent être à l’origine de certains dommages attribués aux tornades. Ils sont plus fréquents que les tornades et ils ont le pouvoir d'une tornade faible. Les tornades font des ravages circulaires ou semi-circulaires, tandis que les derechos détruisent en étoile ou en ligne droite.
Le Chinook est un vent généralement chaud et sec, parfois fort, en provenance des montagnes Rocheuses en Alberta et qui provoque l’augmentation de la température sur son passage. Lorsque l'air se déplace de l’est de l'océan Pacifique vers le continent nord-américain, il rencontre les chaînes de montagnes et il est poussé vers le haut; ce qui a pour effet de le refroidir. Si l'air se refroidit suffisamment, la condensation produira des nuages et des précipitations. Les précipitations éliminent alors une grande partie de l'humidité contenue initialement dans l’air. À l’est des Rocheuses, l'air redescend. Cet air se réchauffe à mesure qu’il redescend vers les prairies et l'humidité relative diminue. Le vent chaud et sec qui en résulte est le Chinook.
Les vents Chinooks surviennent lorsque les vents en provenance de l’ouest ou du sud-ouest s’intensifient. Ils se produisent généralement de l'automne jusqu’au printemps.
Le développement des orages dépend en grande partie de la rapidité avec laquelle la température diminue à mesure que l’on monte dans l'atmosphère. Parce que les températures de surface estivales sont beaucoup plus chaudes que celles de l'hiver, il y a habituellement une plus grande différence de température entre le sol et l’atmosphère en été. Lorsqu’un écart de température semblable se produit en hiver, des orages peuvent se développer.
Les blizzards et les fortes tempêtes hivernales peuvent produire des « orages de neige ». Il s’agit d’une combinaison de fortes tempêtes hivernales et de blizzards qui produisent généralement de la foudre (en anglais « thundersnow »). La foudre et le tonnerre peuvent se produisent lors des précipitations hivernales, incluant la neige, le grésil (« thundersleet ») et la pluie verglaçante. Un « orage de neige » est généré par une cellule convective très intense où l'air s’élève rapidement. Une telle intensité peut se produire dans des importants systèmes dépressionnaires qui se développent durant les mois d'hiver. Il n’est pas rare d’observer des orages de neige provoqué par l'effet de lac au début de la saison hivernale (de novembre à décembre), alors que les courants d'air froid commencent à survoler les eaux encore chaudes d’un lac, ce qui provoque des zones d’instabilité. Selon le service météorologique national des États-Unis, la foudre se produit moins fréquemment en hiver, car il y a moins d'instabilité et d'humidité dans l'atmosphère qu’en a l'été. Ces deux éléments vont produire des orages de convection et des éclairs. Bien que les orages soient moins fréquents en hiver, la foudre peut parfois se produire lors d’une tempête de neige. En hiver, on retrouve cette situation lors du passage d’un front chaud plutôt que lors du passage d’un front froid, car l’air chaud peut contenir plus d’humidité que l’air froid.
Les entonnoirs d’air froid ressemblent beaucoup aux nuages en forme d’entonnoir réguliers. Un nuage en entonnoir est une colonne formée de gouttelettes d'eau et d'air en rotation qui s'étend généralement de la base d'un grand cumulus ou d’un orage. Si un nuage en entonnoir touche le sol, il devient une tornade. Règle générale, les orages qui produisent des tornades importantes sont formés de masses d'air relativement chaud. Toutefois, dans certaines circonstances, des nuages en entonnoir peuvent se former à partir de nuages non orageux dans des masses d'air relativement froid, après le passage d'un front froid par exemple. Ce phénomène se produit plus fréquemment à l'automne ou au printemps. Ces nuages en entonnoir atteignent rarement le sol, donc ils ne deviennent généralement pas des tornades.
Au moment où le Soleil commence à se coucher à la fin de la journée, les rayons qui parviennent à nos yeux doivent passer par une couche plus épaisse de l'atmosphère que lorsque le Soleil est au zénith. Quand cela se produit, l’éventail du spectre lumineux s’élargit et il est diffusé dans toutes les directions par les molécules de l'atmosphère. Les ondes lumineuses bleus et jaunes sont alors diffusées dans toutes les directions, alors que le rouge, qui a une longueur d’onde plus étendue, est transmis plus facilement. Par conséquent, nous percevons davantage la couleur rouge. Des particules de poussière et de fumée peuvent contribuer à améliorer la diffusion de la lumière solaire, créant un ciel d’un rouge encore plus vif au crépuscule.
La lumière blanche est composée d'un spectre de couleurs. Les molécules d'oxygène et d’azote contenues dans l’atmosphère diffusent la lumière solaire, mais pas de manière égale. Les ondes de lumière plus courtes, comme le violet, le bleu et le vert, sont davantage diffusées par ces molécules que les ondes de lumière plus longues, comme le jaune, l’orange et le rouge. De cette façon, puisque les couleurs bleutées sont diffusées dans toutes les directions le ciel, nous le percevons bleu, tandis que nous voyons le soleil jaune.
Dans les prévisions météorologiques, le courant-jet est l'un des principaux éléments utilisés pour décrire la situation météorologique générale. Lorsqu’on parle du courant-jet, on fait référence à la zone où les vents sont les plus rapides dans la partie supérieure de la troposphère (la strate atmosphérique où les phénomènes météo se produisent). Ce courant détermine la trajectoire empruntée par les systèmes dépressionnaires et reflètent la répartition générale entre l'air chaud et l'air froid. La hauteur du courant-jet varie en fonction des saisons et de la situation météo, mais le courant-jet se situe généralement à une altitude de 10 km au Canada. Bien que le courant-jet soit généralement représenté sur une carte météorologique comme une seule ligne sinueuse, il peut en réalité y avoir plusieurs segments de forts vents en haute altitude et même des ruptures importantes lorsque ces vents sont faibles. Pour faciliter la présentation, le courant-jet illustré sur les cartes météo est une version simplifiée de la structure souvent complexe des vents en altitude. Les météorologistes parlent aussi de courants-jets de basse altitude qui sont des phénomènes distincts. Ces courants-jets de bas niveau se trouvent dans les premiers kilomètres de la troposphère, parfois devant des fronts froids puissants. À l’intar des courants-jets supérieurs, ces courants de bas niveau résultent des différences de température et de pression, mais ils se produisent sur une échelle beaucoup plus petite dans le cadre de systèmes météorologiques individuels.
Oui. On peut imaginer la forme du courant-jet comme une longue corde à danser constamment sinueuse qui s'étend autour de la latitude moyenne de la planète. Dans l'hémisphère nord, le courant-jet s'étend à travers l'Amérique du Nord, sur l'Atlantique, à travers l'Europe et l'Asie. Il passe ensuite à travers le Pacifique dans une série de hauts et de bas que les météorologues appellent crêtes et dépressions. Un modèle similaire existe autour dans l'hémisphère sud. Dans les deux cas, l'air se déplace généralement d'ouest en est dans le flux du courant-jet, mais plonge parfois au nord et au sud dépendamment de la situation météo. C'est le mouvement constant de ces crêtes (beau temps, généralement du temps chaud) et de ces creux (frais, généralement du temps instable) qui provoque les variations de notre météo.
Les aurores boréales, aussi appelées lueurs boréales, sont le résultat du vent solaire (des particules énergétiques provenant du Soleil) qui interagit avec des atomes d'azote et d'oxygène dans la couche de l’atmosphère terrestre, située généralement à 80 km d'altitude. Le champ magnétique terrestre concentre cette interaction dans un anneau autour des pôles magnétiques nord et sud. Au Canada, cela signifie que les aurores boréales sont plus susceptibles d'être vues près du 60ème parallèle nord. Plusieurs nuits d'hiver sont claires et sans brume; c'est pourquoi l'hiver est souvent suggéré comme la meilleure période d’observation, bien que l'activité aurorale soit plus fréquente autour des équinoxes.
La fumée de mer (brouillard) se forme lorsque l'air froid couvre les eaux plus chaudes lors des périodes de vents faibles. Au moment où le brouillard se forme, il devient si dense qu'il ressemble à de la fumée.
Ce cercle bleu est causé par des cristaux de glace en suspension très haut dans l'atmosphère (environ 7 km ou 22 000 pieds au-dessus du sol) qui réfractent la lumière lunaire de telle manière qu'ils créent un halo. L'effet est très semblable à ce qui se produit lorsque la lumière solaire traverse une zone de pluie et crée un arc-en-ciel, ou lorsque une source lumineuse passe à travers un prisme et projette plusieurs couleurs du spectre. Un halo annonce parfois l'apparition de temps instable dans les 24 prochaines heures, car les cristaux de glace font partie des cirrus, des nuages minces et élevés qui précèdent souvent un système de dépressionnaire.
Cette croix est probablement causée par les parties d'un halo en rupture. Les halos sont produits par des cristaux de glace qui réfractent la lumière. Une masse de cirrostratus compacte et élevée est nécessaire pour obtenir un halo complet. S’il y a des ruptures dans la masse, on peut voir des arcs de halo. Il est possible qu’au moment où on lève les yeux, les arcs se trouvent exactement au bon endroit pour donner l’impression de voir une croix. Un halo indique un changement possible du temps, car les nuages élevés sont généralement des indices qui annoncent la venue de systèmes dépressionnaires.
La foudre fait les deux. Dans le cas typique de foudre vers le bas, c’est un courant invisible d'air chargé négativement appelé « traceur » qui se déplace vers le bas à partir d’un nuage. Le traceur suit une trajectoire irrégulière, en essayant d’entrer en contact avec une colonne de molécules chargées positivement qui s’élève d’un point élevé de la surface terrestre. Généralement, ces colonnes sont rares, mais quand elles entrent en contact avec le traceur descendant, une décharge massive d'énergie se produit. C'est cette décharge que l’on voit (éclair) et que l’on entend (tonnerre). La foudre vers le haut, initié par de grands immeubles, est plus rare. Le principe est similaire à la foudre vers le bas à l'exception du traceur qui provient du haut d'un immeuble de grande hauteur ou d’une tour qui porte une charge électrique considérable par rapport au nuage au-dessus. Si le traceur se connecte avec une charge opposée contenue dans le nuage, la foudre se produira vers le haut.
Un éclair est le résultat d'une décharge massive d'énergie entre les nuages ou entre un nuage et le sol. Lorsque cette décharge se produit entre le nuage et le sol, c’est un éclair nuage-sol. Lorsqu’il y a plusieurs points de contact avec le sol, on le qualifie d’éclair ramifié. Quand une décharge d’énergie se produit dans un nuage, la lumière réfléchie par les gouttelettes d'eau contenue dans le nuage diffuse la lumière. La nuit, cette diffusion de lumière émanant de l’éclair fait en sorte que le nuage tout entier ou une grande partie du ciel s’éclaire, créant ainsi l'effet d'un éclair diffus.
Les marées sont causées par l'influence de la Lune et du Soleil en combinaison avec la rotation de la Terre. La Lune est responsable de la majorité des marées tandis que le Soleil joue un rôle secondaire. Le cycle des marées se compose d'environ deux marées hautes et deux marées basses par jour. Par exemple, il y a environ 12 heures et demie entre les marées hautes. Cela signifie que près de 6 heures et quart après la marée haute, il y a une marée basse. La distance de la Lune par rapport à la Terre est un facteur influant sur les marées. Elles sont plus hautes et plus basses lorsque la Lune est dans son orbite la plus près de la Terre. À l’opposée, elles ont un écart plus petit lorsque la Lune est dans son orbite la plus éloignée de la Terre. Les phases lunaires ont également une influence sur les marées. Elles sont plus hautes et plus basses lorsque la Lune est nouvelle ou qu’elle est pleine. Durant ces phases, la Lune, la Terre et le Soleil sont alignés. De cette façon, le Soleil et la Lune exercent leur plus forte attraction gravitationnelle sur la Terre. Ces marées sont appelées marées de vives-eaux. Quand la Lune est dans son premier ou son dernier quartier, les marées ont leurs écarts les plus bas. S’il tel est le cas, c'est qu’au cours de ces phases, le Soleil, la Lune et la Terre forment un angle droit, ce qui signifie que l'attraction gravitationnelle est la plus faible. On appelle ces marées les marées de mortes-eaux. On utilise des marégraphes pour prévoir précisément l’ampleur des marées puisque la bathymétrie locale (forme et profondeur du fond océanique) a une incidence importante sur le débit et la hauteur de la marée à un endroit donné.
Un rouleau de neige se forme lorsque le vent souffle la neige humide, en boule. Comme elle roule, elle amasse de plus en plus de neige et grossit. Si les vents sont assez forts, la boule de neige en mouvement devient cylindrique, souvent trouée sur toute sa longueur, comme un tube. La taille d’un rouleau de neige peut varier de celle d’un œuf à celle d’un petit baril. Ils laissent des pistes qui ont généralement plusieurs mètres de long et moins d’un centimètre de profondeur.
La neige d'effet de lac est produite en hiver, lorsque l’air froid se déplace à travers les vastes étendues d'un lac, recueillant l'humidité et la chaleur de l'eau libre de glace. À son tour, l'air situé au niveau de l'eau, réchauffé et humidifié, s'élève et se refroidit, produisant des nuages et de la neige. Les chutes de neige augmentent lorsque l'air monte davantage en raison de la topographie du terrain autour du lac. La neige d'effet de lac peut tomber sur d'étroites bandes où l’intensité de l’accumulation peut atteindre plusieurs centimètres à l’heure. Les zones touchées par la neige d'effet de lac sont souvent désignées comme étant des ceintures de neige. Ce phénomène se produit dans de nombreux endroits à travers le monde, mais il est plus répandu dans les régions plus venteuses des Grands Lacs. Pour produire de la neige d'effet de lac, la température de l'air, qui se trouve à près de 1500 m dans l'atmosphère, doit être d'au moins 13 °C plus froide que la température de l'eau. Parmi les facteurs qui influencent la formation et l'intensité de la neige d'effet de lac, il y a la direction et la vitesse du vent, l’humidité de l'air qui traverse le lac et le niveau d’instabilité de l'air froid.
La soi-disant « tempête parfaite » porte également le nom de « tempête de l'Halloween 1991 ». Cette tempête s’est développée lorsqu’un creux exceptionnellement prononcé s’est formé dans le courant-jet. Le creux s’est alors déplacé sur la côte est des États-Unis et il a absorbé les restes de l'ouragan Grace. Le résultat de cet amalgame a produit de forts vents et des vagues incroyables dans ce secteur de l'océan Atlantique, affectant les grands navires et les communautés côtières.
Le mot « cyclone » est un terme générique pour un système dépressionnaire. Les cyclones tropicaux (qui comprennent les tempêtes tropicales et les ouragans) se développent dans les régions océaniques tropicales et n’ont pas aucuns fronts associés. Dans ces systèmes se trouvent des vents extrêmement forts près du centre de la tempête. Autrement dit, un cyclone (ou une dépression typique), est formé par le contraste des masses d'air chaud et d’air froid qui se produit fréquemment au niveau des latitudes moyennes. Ces systèmes ont tendance à avoir des champs de vent plus larges, mais plus faibles que les cyclones tropicaux.
Une tempête de feu, une tornade de feu ou un tourbillon de feu est un incendie qui atteint une telle intensité qu'il crée et entretient son propre système éolien. Il s’agit généralement d’un phénomène naturel qui se crée au cours de certains des plus grands feux de brousse, des feux de forêts et des feux de friches. Un tourbillon de feu est causé lorsqu’un incendie, sous une certaine température et des conditions de vent propices, se transforme en une vrille verticale et forme comme un tourbillon ou une tornade. Un tourbillon de feu peut rendre les feux plus dangereux. Un fort courant ascendant est l'ingrédient le plus important pour produire un tourbillon de feu. Ces tourbillons atteignent généralement une hauteur de 10 à 50 m, une largeur de quelques mètres, et ne durent que quelques minutes. Toutefois, ils peuvent atteindre plusieurs centaines de mètres de hauteur et souffler jusqu'à 160 km/h. Ces phénomènes contribuent à accentuer les dégâts causés par les feux de forêts.
On rapporte certains cas, principalement aux États-Unis, où de forts vents sont accompagnés par une forte hausse de la température en marge d'un gros orage. La théorie est que l’évaporation intense dans une tempête refroidit une pochette d’air qui s'enfonce rapidement et qui se réchauffe radicalement, en raison de la compression de l'air ambiant, avant de frapper la surface. La plupart des courants descendants d'une tempête sont frais lorsqu’ils atteignent le sol. C'est la fraîcheur de cet air, par rapport à son air ambiant, qui crée le courant descendant. Dans une rafale chaude, il est probable que l'air froid en provenance des hauteurs de la tempête accélère à une vitesse telle, que même si l’air se réchauffe par compression, elle n'a pas le temps de remonter avant de toucher le sol.
Sur les côtes ouest de la Nouvelle-Écosse et du Cap-Breton, des vents qui causent souvent des dommages sont connus sous le nom de Suête, dérivé du français « sud-est ». Ces forts vents proviennent du sud-est se produisent avant l’arrivée d’un système dépressionnaire, alors que l'air se dirige à travers les hautes terres du Cap-Breton. Quand le vent se précipite du côté des hautes terres, de fortes rafales qui ont déjà été enregistrées à plus de 150 km/h déferlent.