Écoulements nasal, éternuements, congestion, yeux qui piquent et qui pleurent... À l’approche de la belle saison, les personnes qui souffrent d’allergies doivent faire face à de nombreux symptômes qui réduisent considérablement leur qualité de vie. Au Québec, on estime qu’une personne sur dix est incommodée par les allergies saisonnières.
La rhinite allergique, communément appelée "fièvre des foins", est causée par le pollen, structure reproductrice mâle des arbres, des graminées (foin, seigle, blé, maïs, etc.) et des herbacés (herbe à poux, gazon). Ces plantes sont dites "anémophiles" puisqu’elles dépendent du vent pour la pollinisation; le pollen des plantes anémophiles peut être aéroporté sur de longues distances...et même jusque dans votre système respiratoire, ce qui explique certains de vos symptômes allergiques, tels l’asthme et les éternuements.
Les plantes à grandes fleurs colorées sont par contre pollinisées par les insectes. Leurs pollens ne sont donc pas aéroportés en grand nombre et la plupart des gens n'ont pas de contacts assez directs avec les grains de pollen des plantes fleurissantes pour y être allergiques. Alors n’hésitez pas à agrémenter votre jardin de fleurs ornementales et odorantes car en général elles ne sont pas responsables de vos symptômes allergique.
Les allergies saisonnières ne sont pas toutes causées par le pollen. Dans certains cas, elles peuvent être attribuables à une protéine ou une structure antigène transportée par le pollen. Cette protéine est présente dans chacune des parties de la plante et, tout comme certains pollens, peut être aéroportée. Cela explique pourquoi les allergies peuvent apparaître avant même que le pollen ne puisse être détecté dans l’air.
La température est un facteur important qui influence la quantité de pollen présent dans l’air. De ce fait, les niveaux de pollen varient d’une année à l’autre. Le plus souvent, un printemps chaud et bref est annonciateur d’une saison pollinique courte et hâtive, tandis qu’un printemps frais conduira à une saison plus lente à débuter et plus étendue.
Les précipitations affectent, elles aussi, la quantité de pollen aéroportée. L’air humide et les gouttes de pluie lessivent le pollen vers le sol et l’empêche de se propager dans l’air. Puisque les quantités de précipitations sont différentes à travers le pays, l’impact de ces dernières sur les quantités de pollen varie d’une région à l’autre. Par exemple, pour la région d'Halifax, qui reçoit généralement des précipitations abondantes, la concentration de pollen contenu dans l’air ne présentent pas une problématique aussi sérieuse que dans la région de Montréal, où les précipitations sont plus faibles.
Enfin, le vent s’avère l’ennemi juré des personnes souffrant d’allergies car c’est lui qui transporte le pollen.
Variation saisonnière du pollen
Au Québec, il existe trois périodes de pollinisation causant la rhinite allergique.
Comment atténuer les symptômes reliés aux allergies saisonnières?
Pour réduire vos symptômes d’allergies saisonnières, vous devez d’abord savoir à quel type de pollen vous êtes allergique et éviter le plus possible d’entrer en contact avec ce dernier. Surtout, ne désespérez pas! Les petits conseils qui suivent pourraient vous permettre de lutter efficacement contre vos allergies.
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