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Malaises et douleurs: Polyarthrite Rhumatoïde

Polyarthrite Rhumatoïde FAQ

Questions


Polyarthrite Rhumatoïde FAQ

Réponses

  1. Qu'est-ce que la polyarthrite rhumatoïde?
    • La PR est une maladie auto-immune, ce qui veut dire que le système immunitaire attaque d’autres parties du corps.
    • La polyarthrite rhumatoïde, souvent appelée 'arthrite rhumatoïde', se manifeste par de la rougeur, de la douleur, de l'enflure et une sensation de chaleur au niveau de l'articulation. Une articulation est le point où un ou plusieurs os s'unissent.
    • La rougeur, la douleur, l'enflure et la sensation de chaleur sont les signes de l'inflammation.
    • L'inflammation peut aussi toucher d'autres organes, tels que les yeux, les poumons et le coeur.
    • La polyarthrite rhumatoïde peut toucher n'importe quelle articulation, mais elle s'attaque le plus souvent aux articulations des mains et des pieds.

    Le système immunitaire attaque des articulations saines, ce qui cause une inflammation de leur revêtement. Il peut aussi affecter d’autres parties du corps, comme les yeux, les poumons ou le coeur. L’inflammation peut être douloureuse et entraîner des lésions permanentes si la maladie n’est pas traitée et maîtrisée.

    Les articulations peuvent être endommagées, même quand la douleur n’est pas intense et parfois même au tout début de la maladie. Souvent, les radiographies des mains et des pieds montrent des lésions moins de deux ans après l’apparition de la PR. Une fois le problème révélé par des radiographies, il peut être trop tard pour le régler. D’après une étude, les lésions s’aggravent plus rapidement durant les deux premières années et 75 % des lésions surviennent au cours des cinq premières années.

    Des lésions marquées peuvent occasionner des déformations et une incapacité permanentes. Elles peuvent causer assez de douleur et d’enflure pour rendre la marche difficile. Vous pourriez avoir du mal à vous servir de vos mains pour des activités quotidiennes, comme vous habiller et faire la cuisine.

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  3. La polyarthrite rhumatoïde est-elle fréquente ?
    • Elle touche 300 000 Canadiens (1 sur 100).
    • Elle atteint 3 fois plus de femmes que d’hommes.
    • En général, elle survient entre l'âge de 25 et 50 ans.

    La PR peut frapper à tout âge, aussi bien le bambin que la personne âgée, mais le plus souvent, elle se révèle entre l'âge de 25 et 50 ans.

  4. Quels sont les signes avant-coureurs de la PR ?
    • Une raideur matinale qui dure plus de 30 minutes.
    • De la douleur dans trois articulations ou plus en même temps.
    • Des douleurs articulaires toute la nuit.
    • De la douleur dans les mêmes articulations des deux côtés du corps.

    Les symptômes de la PR varient d'une personne à l'autre. Elle peut se manifester de façon progressive ou s'installer de façon brutale par une crise aiguë accompagnée de symptômes semblables à ceux de la grippe. Certaines personnes sont atteintes d'une forme légère, présentant occasionnellement de l'inflammation ou de la douleur dans les articulations (poussées), puis des périodes d'inactivité (rémissions). Dans d'autres cas, la maladie demeure active en permanence et continue de s'aggraver progressivement. La PR peut causer faiblesse, fatigue, fièvre ou perte de poids, mais le principal problème demeure les douleurs articulaires. Si l’un de ces signes persiste plus de deux semaines, consultez votre médecin. Si votre médecin de famille pense déceler une PR, il est important que vous consultiez un rhumatologue (médecin spécialisé dans l’arthrite) sans tarder, pour entreprendre un traitement.

    Les articulations touchées

    La PR touche en général les articulations des mains et des pieds. L'atteinte peut aussi porter sur d'autres articulations, telles que les coudes, les épaules, la nuque, la mâchoire, les pieds, les chevilles, les genoux et les hanches. La colonne vertébrale est d'habitude épargnée, sauf au niveau de la nuque.

    On peut distinguer la polyarthrite rhumatoïde d'autres formes d'arthrite par sa tendance à toucher certaines articulations en particulier. Par exemple, la PR affecte le poignet et bon nombre des articulations de la main, mais rarement celles les plus proches des ongles. L'arthrose, par contre, s'attaque plus souvent aux articulations les plus proches des ongles qu'à toute autre partie de la main.

    Dans la PR, l'atteinte a tendance à être symétrique, c'est-à-dire que les deux côtés du corps sont atteints de la même façon. Par exemple, si les articulations de la main droite sont enflammées, celles de la main gauche le seront aussi.

    Atteinte non articulaire

    La PR peut aussi causer de l'inflammation dans d'autres tissus et organes du corps. En effet, 20 % des personnes atteintes de PR voient apparaître de petites bosses sous la peau, ce sont les nodules rhumatoïdes. Ils s'observent d'habitude sur des surfaces osseuses, et la plupart du temps près du coude, mais on les retrouve aussi sur les viscères (organes internes).

    Parfois, l'inflammation s'attaque aux membranes qui entourent le coeur et les poumons, ou encore aux poumons eux-mêmes. Les glandes lacrymales et salivaires peuvent aussi s'enflammer, ce qui se traduit par une sécheresse des yeux et de la bouche. Dans de rares cas, l'inflammation atteint les vaisseaux sanguins (vasculite) de la peau, des nerfs et d'autres organes.

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  6. Quelle est la cause de la polyarthrite rhumatoïde ?
    • On ne connaît pas la cause exacte de la PR.
    • Il arrive souvent que plus d'un des membres d'une même famille en soit atteint.
    • Toutefois, bon nombre de personnes souffrant de PR n’ont pas à leur connaissance de parents atteints de cette maladie.

    La cause exacte de la PR demeure inconnue, mais les chercheurs comprennent de mieux en mieux les événements qui provoquent des réponses immunitaires anormales. Nous savons que la PR n’est pas nécessairement transmise d’une génération à la suivante, mais que le gène lié à l’augmentation du risque d’apparition de la PR est plus courant au sein des familles des personnes atteintes. Cependant, la maladie ne se déclare pas chez toutes les personnes qui héritent de ce gène.

    Des scientifiques canadiens essaient de comprendre pourquoi le système immunitaire s’attaque aux tissus sains de l’organisme. Ils tentent également de trouver des médicaments qui puissent aider à prévenir l’enflure des articulations que provoque la PR. En fait, La Société d’arthrite finance de nombreuses recherches de pointe qui apportent de nouvelles connaissances essentielles sur la maladie et qui mèneront à de nouveaux et de meilleurs traitements contre la PR.

    Par exemple, La Société d’arthrite finance, à l'Université de Sherbrooke, une étude visant à identifier les marqueurs sanguins qui nous indiqueront qui sera atteint d’une forme bénigne ou grave de PR. À l’Université Western Ontario, nous finançons une étude qui s’intéresse à un nouveau et très important marqueur protéinique de la PR. Cette étude nous aidera à comprendre de quelle façon notre système immunitaire commence à s’en prendre aux articulations.

    En plus de savoir maîtriser la maladie, nous devons également apprendre à régénérer et restaurer le tissu articulaire, ce que nous faisons grâce à deux études que nous finançons à l’Université de Calgary et à l’Université Laval. L’une d’elles nous apprend comment les gènes contrôlent la croissance de nos os tandis que l’autre établit des cadres permettant aux cellules de croître et de réparer le tissu endommagé de nos articulations.

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  8. Que pouvez-vous faire si vous êtes atteint de polyarthrite rhumatoïde ?
    • Si votre médecin croit que vous êtes atteint de polyarthrite rhumatoïde, il/elle vous enverra peut-être consulter un rhumatologue.
    • Le rhumatologue est un médecin qui a reçu une formation spéciale pour diagnostiquer et traiter les problèmes associés à l'inflammation des articulations, des muscles et d'autres parties du corps.
    • Si vous commencez les traitements tôt, vous pouvez maîtriser votre maladie et éviter de subir des lésions graves aux articulations.
    • Il n'existe aucun moyen de guérir la PR, mais certaines mesures peuvent être prises pour la maîtriser.
    • Renseignez-vous le plus possible sur la maladie. Adressez-vous à des personnes qui se spécialisent dans les soins aux arthritiques pour obtenir les renseignements dont vous avez besoin.

    La PR peut avoir de graves conséquences sur la vie et le bien-être, surtout si elle n’est pas diagnostiquée et traitée à ses débuts.Il est très important de poser rapidement un diagnostic précis parce que plus le traitement est instauré tôt, plus on a de chances de prévenir les difformités et les handicaps.

    Si votre médecin croit que vous êtes atteint de PR, il/elle vous examinera et vous fera peut-être subir d'autres test pour confirmer le diagnostic, déterminer l'étendue des lésions articulaires et s'assurer qu'il ne s'agit pas d'une autre forme d'arthrite. Ces tests sont notamment des analyses de sang, des radiographies et une analyse du liquide synovial. Si vous recevez un diagnostic de PR, demandez à votre médecin de vous orienter vers un rhumatologue (un spécialiste de l’arthrite).

    La PR est incurable. Par contre, si elle est diagnostiquée rapidement et bien traitée, on peut la maîtriser et éviter des lésions articulaires graves. La plupart des personnes atteintes peuvent mener une vie active et productive avec l’aide du traitement médicamenteux approprié, d’une opération (dans certains cas), d’exercices, de repos et de techniques de protection des articulations.

    Médicaments : Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)

    • Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont souvent utilisés pour traiter la polyarthrite rhumatoïde. Les AINS aident à soulager la douleur, l'enflure et la raideur, mais ne contribuent pas à prévenir les lésions articulaires.

    Ces médicaments servent à réduire la douleur et l’enflure. Ils comprennent quelques-uns des plus anciens traitements contre la PR, dont l’acide acétylsalicylique enrobé, ou AAS (Aspirine®, Anacine®, etc.) et l’ibuprofène (Motrin®, Advil®, etc.), qu’on peut se procurer sans ordonnance. Si votre douleur est intense ou votre enflure très marquée, votre médecin peut vous prescrire un autre type d’AINS, comme Naprosyne®, Relafène®, Indocid®, Voltarène®, Feldène® ou Clinoril®.

    Il faut parfois prendre un AINS pendant plusieurs semaines avant qu’il ne fasse entièrement effet. Les médicaments de ce type causent parfois de l’indigestion, de la diarrhée ou des douleurs abdominales. Les personnes âgées, les personnes qui ont de l’hypertension ou une maladie du rein, les personnes qui ont déjà eu un ulcère d’estomac, les personnes qui ont une insuffisance cardiaque congestive ou ont déjà eu une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral doivent consulter leur médecin avant de prendre un AINS. Les AINS peuvent également interagir avec les anticoagulants comme la warfarine. À l’exception de petites doses d’ASA pour les troubles circulatoires, on ne doit jamais prendre deux AINS différents en même temps.

    Les inhibiteurs spécifiques de la COX-2 (p. ex. Celebrex®) forment une classe distincte d’AINS qui peuvent vous être prescrits si les AINS classiques irritent votre estomac ou si vous avez déjà eu un ulcère d’estomac. Les personnes qui ont déjà eu une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral ou éprouvé des douleurs thoraciques intenses liées à une maladie cardiaque ne doivent prendre ni AINS classiques ni inhibiteurs de la COX-2. En cas de doute, consultez votre médecin pour savoir si ce type de traitement vous convient.

    Médicaments : Agents anti-rhumatismaux à action lente (ARAL)

    • On a souvent recours aux agents anti-rhumatismaux à action lente (ARAL) pour traiter les personnes atteintes d'une forme sévère de polyarthrite rhumatoïde. Le rôle des ARAL est de ralentir l'évolution de la maladie. Il mettent parfois de un à trois mois avant d'agir.

    L’inflammation causée par l’arthrite inflammatoire qui persiste dans plusieurs articulations durant plus de six semaines exige un traitement plus puissant; c’est dans ces cas qu’on utilise souvent les médicaments connus sous le nom de ARAL. Les rhumatologues prescrivent habituellement cette classe de médicaments en plus des AINS. Tandis que les AINS réduisent l’inflammation quotidienne, les ARAL ralentissent les processus biologiques qui sont l’élément moteur de l’inflammation persistante.

    Ces médicaments tentent de bloquer l’activité des cellules de votre système immunitaire responsables de la douleur et de l’enflure. S’ils sont administrés au début de la maladie, les ARAL peuvent retarder ou même arrêter la progression des lésions articulaires, mais ils ne peuvent réparer les dommages déjà causés aux articulations.

    Il faut généralement de un à trois mois aux ARAL pour être pleinement efficaces. L’ARAL qui agit le plus rapidement et qui est le mieux toléré et le plus couramment prescrit est le méthotrexate (MTX). Il est habituellement administré sous forme de comprimé, et pour qu’il soit le plus efficace possible, on doit le prendre une fois par semaine, à la même heure. Les patients choisissent souvent le jour de la semaine le moins exigeant pour eux car ils peuvent éprouver des malaises pendant 24 heures après le traitement (ils peuvent, par exemple, ressentir de la fatigue, perdre l’appétit ou souffrir de nausées ou de maux de tête). Certains patients peuvent avoir besoin d’injections de méthotrexate s’ils ne peuvent absorber ce médicament sous forme de comprimé.

    Les ARAL comme le MTX peuvent être employés seuls. Cependant, plusieurs études ont démontré que l’effet combiné de deux ou trois de ces médicaments réussit à mieux maîtriser la maladie. Parmi les autres ARAL employés seuls ou conjointement avec le MTX, on compte l’hydroxychloroquine, la sulfasalazine et la cyclosporine.

    L’azathioprine (Imuran), le léflunomide (Arava) et les sels d’or (Myochrisine) sont d’autres ARAL. L’azathioprine est un médicament immunodépresseur qu’on prend sous forme de comprimé, une fois par jour. Le léflunomide est un nouveau médicament qui est semblable au MTX et à l’azathioprine mais qui agit d’une manière légèrement différente. On le prend sous forme de comprimé, tous les jours. Lorsqu’on commence le traitement au léflunomide, on doit prendre une dose élevée pendant quelques jours, jusqu’à ce que le médicament atteigne la concentration voulue dans l’organisme. Après les trois premiers jours, on prend une dose quotidienne plus faible.

    Les injections de sels d’or sont un traitement plus ancien et bien connu qu’on administre dans le muscle. Les médecins commencent habituellement par administrer une dose-test peu élevée suivie d’une dose hebdomadaire plus forte pendant cinq à six mois. Si l’arthrite s’améliore, on peut réduire graduellement la dose et prolonger la période de temps entre les traitements. Comme il existe de nombreux traitements plus nouveaux, les sels d’or n’ont pas été administrés aussi souvent au cours des dernières années, mais ils demeurent un excellent choix pour certains patients.

    Les effets secondaires et les analyses de sang

    Tous les ARAL peuvent avoir des effets secondaires. Chaque ARAL est différent et vous devez vous informer auprès de votre médecin des effets secondaires auxquels vous pouvez vous attendre avec chaque médicament que vous essayez. Dans la plupart des cas, il faut procéder à des analyses sanguines pour mesurer les effets secondaires des ARAL. Chez certaines personnes, on doit ajuster le dosage ou opter pour un autre type de médicament.

    Médicaments : La cortisone

    • Les corticostéroïdes sont des médicaments puissants indiqués dans le cas d’enflure très importante.
    • Votre médecin peut vous administrer le médicament par injection dans l’articulation touchée.
    • YVous devez laisser l’articulation au repos jusqu’à trois jours après le traitement.
    • On peut obtenir ce médicament, appelé prednisone, sous forme de comprimé pour réduire l’inflammation si plusieurs articulations sont touchées en même temps. Ces comprimés sont toutefois strictement réservés aux cas de PR grave parce qu’ils peuvent fragiliser les os.

    Les corticostéroïdes sont des médicaments de synthèse très semblables à la cortisone, hormone naturelle de l’organisme. Chez les personnes atteintes de PR, ces médicaments servent à traiter une inflammation grave s’accompagnant de raideurs et d’une douleur intense. Ils sont également utilisés contre la PR systémique, laquelle peut toucher la membrane qui tapisse les poumons et les vaisseaux sanguins.

    Les corticostéroïdes sont parfois administrés par injection dans une ou plusieurs articulations ou dans d’autres zones enflammées. Bien qu’elles éliminent les effets secondaires graves, les injections peuvent avoir leurs propres conséquences néfastes sur les articulations lorsqu’elles sont administrées plus que quelques fois par an.

    La forme la plus commune de corticostéroïde est la prednisone, prise sous forme de comprimé. Les effets secondaires à long terme de ces médicaments comprennent notamment les cataractes, l'hypertension, des troubles du sommeil, une perte de masse musculaire, des ecchymoses, une diminution de la densité osseuse (ostéoporose), un gain de poids et un risque accru d'infections. On s'efforce toujours, comme on le fait pour tout autre médicament, de prescrire la plus faible dose possible pour réduire au minimum les effets secondaires.

    Médicaments : Les modificateurs de la réponse biologique (MRB)

    • ZLes produits biologiques sont une nouvelle classe de médicaments auxquels on a recours lorsque les autres traitements n'ont pas donné les résultats attendus. Ces médicaments bloquent certaines hormones spécifiques qui sont en cause dans le processus inflammatoire.

    Chez les personnes atteintes de PR, le sang et les articulations présentent une quantité excessive de facteur de nécrose des tumeurs (TNF) et d’interleukine-1 (IL-1), protéines qui augmentent l’inflammation (douleur, enflure et raideur). Les MRB sont des médicaments spéciaux qui bloquent les effets du TNF (Enbrel®, Humira®, Orencia®, Remicade®, Rituxan®) ou de l’IL-1 (Kineret®).

    Les MRB servent à traiter les PR modérées à graves. Ces médicaments atténuent rapidement l’inflammation et sont souvent utilisés avec des ARAL comme le méthotrexate. Les MRB homologués par Santé Canada pour le traitement de la PR comprennent Enbrel®, Humira®, Kineret®, Orencia®, Remicade® et Rituxan®. Si votre médecin vous prescrit un traitement biologique pour votre PR, il ou elle vous expliquera la différence entre les médicaments de cette catégorie.

    Selon le MRB prescrit, l’administration se fait par injection à la maison ou par perfusion intraveineuse en clinique. Ce type de médicament entraîne parfois des effets secondaires, par exemple une réaction cutanée mineure au point d’injection, des maux de tête, des étourdissements, un rhume, une infection sinusale, des nausées et des diarrhées. Si votre médecin vous prescrit un traitement biologique, il ou elle vous en expliquera tous les autres effets secondaires possibles .

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  10. Que dois-je savoir d’autre sur les traitements biologiques ?

    Les précautions

    Les traitements biologiques affaiblissent le système immunitaire, ce qui peut réduire quelque peu la capacité de l’organisme à combattre les infections. Si vous avez souvent des infections, informez-en votre médecin. Si vous avez de la fièvre ou si vous avez ou croyez avoir une infection, cessez de prendre votre médicament et appelez votre médecin. Avant de vous prescrire un traitement biologique, votre médecin doit vérifier si vous avez certains types d’infection comme la tuberculose.

    Le coût des traitements

    Le coût des traitements biologiques est élevé, pouvant varier de 15 000 à plus de 25 000 $ par année. Selon le type d’assurance que vous souscrivez, vos traitements peuvent être couverts entièrement ou seulement en partie. En général, les régimes d’assurance provinciaux et les compagnies d’assurances privées exigent que les clients essaient les traitements classiques avant d’accepter de rembourser le coût d’un traitement biologique.

    Un mot sur l’innocuité des médicaments

    La Société d’arthrite travaille depuis plusieurs années à faire valoir la nécessité d’une surveillance efficace des nouveaux médicaments après leur homologation et leur mise en marché. Ces démarches ont favorisé la déclaration et l’examen des effets secondaires ainsi que l’adoption de mesures préventives. Pour obtenir des informations à jour sur les médicaments homologués au Canada, consultez la page http://www.arthrite.ca/conseils/medicaments.

    Tous les médicaments peuvent avoir des effets secondaires, qu’ils soient pris seuls ou avec des produits phytopharmaceutiques, des médicaments grand public ou d’autres médicaments sur ordonnance. Il est donc important de discuter avec son médecin des avantages et des effets secondaires potentiels de chaque médicament qu’on envisage de prendre.

    La Direction des produits de santé commercialisés (DPSC) de Santé Canada a créé récemment le site Web MedEffet. Ce site, dont le nom et l’emplacement sont faciles à retenir et à trouver, donne un accès centralisé aux informations les plus récentes en matière d’innocuité des produits de santé. MedEffet vise également à simplifier et à accélérer le plus possible l’établissement et la transmission de rapports d’effets indésirables par les professionnels de la santé et les consommateurs. Ce site sert enfin à faire valoir l’importance de la déclaration des effets indésirables, laquelle permet d’identifier et de communiquer les risques associés à certains médicaments ou produits de santé. Pour en savoir plus, visitez le site MedEffet à l’adresse http://www.santecanada.gc.ca/consultationmedeffet ou composez le numéro sans frais 1-866-234-2345.

    Exercice

    • L'exercice aide à soulager la douleur et à prévenir les lésions articulaires. L'exercice peut également vous aider à maintenir un poids santé et, ce faisant, à réduire le stress sur vos articulations.
    • Exercise also helps you to maintain a healthy weight, which puts less strain on the joints.
    • Le fait de ne pas utiliser une articulation douloureuse peut entraîner un affaiblissement des muscles qui l'entourent et être une source de douleur.
    • Il existe trois types d'exercices :
      —Les exercices d'amplitude de mouvement visent à soulager la raideur et à maintenir le mouvement de vos articulations. Un exercice d'amplitude de mouvement pour l'épaule consisterait à tracer un grand cercle avec le bras.
      —Les exercices de renforcement contribuent à maintenir ou à accroître la force musculaire.
      —Les exercices d'endurance renforcent le coeur, donnent de l'énergie et aident à contrôler le poids. La marche, la natation et le cyclisme, entre autres, font partie de cette catégorie.

    L'exercice aide à atténuer les symptômes de la polyarthrite rhumatoïde et améliore le bien-être général. Des exercices d'étirement modérés contribueront à soulager la douleur et à conserver aux muscles et aux tendons leur souplesse et leur force. Les exercices à faible impact, comme la natation, la marche, l'aquaforme et la bicyclette ergonomique peuvent atténuer la douleur tout en préservant la force et la souplesse articulaires. Comme toujours, consultez votre médecin avant d'entreprendre un programme d'exercice. Celui-ci pourra vous envoyer voir un physiothérapeute qui vous aidera à déterminer quelle forme d'exercice vous convient le mieux.

    Chaud/froid

    • L'application de chaleur aide à détendre les muscles endoloris et à soulager la douleur articulaire. Par exemple, prenez une douche chaude.
    • L'application de froid aide à réduire la douleur et l'enflure. Par exemple, appliquez un sac de glace sur la région endolorie.

    L’application de chaleur sur une zone d’atteinte arthritique peut aider à décontracter les muscles endoloris et atténuer la douleur. La chaleur favorise la circulation du sang, qui alimente les fibres musculaires et en assure la détoxication. Prendre une douche chaude est une excellente façon d’atténuer la douleur et la raideur. Il faut toutefois éviter d’appliquer de la chaleur sur une articulation déjà enflammée pour ne pas aggraver les symptômes.

    L’application de froid sur une articulation enflammée provoque la constriction des vaisseaux sanguins, ce qui atténue la douleur et l’enflure. Les compresses froides ou glacées semblent réduire l’inflammation; elles sont donc recommandées sur les articulations enflammées.

    Protégez vos articulations

    • Prenez soin de votre corps. Après des travaux exigeants ou après une tâche répétitive, faites une pause. Passez à une tâche plus facile ou accordez-vous une période de repos.
    • Utilisez votre dos, vos bras et vos jambes de façon à éviter de forcer vos articulations. Par exemple, pour transporter des objets lourds, tenez-les contre vous.
    • Utilisez des appareils utiles, tel qu'un chariot pour transporter vos sacs d'épicerie ou un dispositif que vous fixerez au manche des couteaux pour avoir une meilleure prise. En vous aidant d'un chariot pour marcher, vous courrez moins de risques. Une main courante fixée au mur de la douche vous permettra d'entrer et de sortir de la baignoire plus facilement.
    • Conservez un poids santé. Vous éviterez ainsi de soumettre vos articulations à un trop grand stress.

    Protéger vos articulations veut dire vous en servir de façon à éviter de les soumettre à un trop grand stress. L'un des avantages que vous en tirerez sera d'avoir moins de douleur et moins de difficulté à accomplir les tâches que vous entreprendrez. Il existe trois grands principes pour protéger vos articulations :

    Faites alterner travaux légers et travaux exigeants ou répétitifs, afin de réduire le stress sur les articulations endolories et de donner aux muscles affaiblis une occasion de se reposer.

    Utilisez efficacement vos articulations en adoptant une position correcte pour éviter les efforts inutiles. Utilisez les articulations les plus grandes et les plus fortes pour porter de lourdes charges. Par exemple, utilisez une bandoulière au lieu d'un sac à main. Évitez de garder la même position trop longtemps.

    Utilisez des outils pratiques, comme les cannes, les chariots à bagages, les chariots à épicerie et les manches de rallonge, qui faciliteront l'exécution de vos tâches quotidiennes. Les petits appareils électroménagers, comme le four à micro-ondes, le robot culinaire ou le robot boulanger, vous seront utiles dans la cuisine. Dans la salle de bains, une main courante et un siège de toilette surélevé vous permettront d'économiser votre énergie et d'éviter les chutes.

    Maintenir un poids santé contribuera à réduire le risque à réduire le stress imposé aux articulations. Si vous avez décidé de perdre du poids, adressez-vous à votre médecin ou à votre diététicien pour savoir quel régime vous conviendra le mieux.

    Relaxation

    • Relaxer les muscles entourant la région enflammée soulage la douleur.
    • Il y a plusieurs façons de se détendre. Essayez des exercices de respiration. Écoutez de la musique ou des cassettes de relaxation. Méditez ou priez. Une autre façon de se détendre est de s'imaginer en train de faire une activité agréable comme être étendu sur une plage ou assis devant un feu de foyer.

    L'apprentissage de stratégies de relaxation et d'adaptation est un moyen de mieux maîtriser votre arthrite et de voir les choses sous un jour plus positif.

    Chirurgie

    • Si l'une de vos articulations a été gravement atteinte, votre médecin vous conseillera peut-être de vous faire opérer.
    • Il existe plusieurs interventions pour traiter la PR. Dans certains cas, l'intervention consiste à enlever les débris du cartilage de l'articulation. D'autres interventions permettent de corriger une difformité osseuse, de reconstruire une partie de l'articulation ou de la remplacer par une prothèse.

    Certaines personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde grave, au stade avancé, peuvent avoir besoin d'un traitement chirurgical. Les avantages de l'intervention sont de diminuer la douleur, d'améliorer la mobilité et la fonction articulaire et, dans certains cas, d'améliorer l'apparence des articulations touchées.

    Il existe plusieurs interventions pour traiter la PR, de l'intervention mineure à la reconstruction complète de l'articulation. L'arthroscopie, par exemple, consiste à pratiquer des incisions minuscules pour enlever les débris de cartilage de l'articulation. D'autres interventions permettent de corriger une difformité osseuse, de souder des articulations ou de reconstruire une partie de l'articulation. Enfin, la chirurgie permet aussi de remplacer entièrement l'articulation naturelle par une prothèse.

    La chirurgie peut produire des effets bénéfiques sur certaines articulations, notamment celles du genou, de la hanche, du coude, de l'épaule et sur certaines des articulations de la main et du pied.

    Pronostic

    La PR évolue de façon différente d'une personne à l'autre. Le traitement, lui aussi, peut varier. La plupart des personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde peuvent avoir une vie bien remplie et s'adapter, grâces aux bénéfices que leur procure un plan de traitement qui associe médicaments, régime alimentaire équilibré, repos et stratégies de protection des articulations.

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  12. Conseils pour mieux vivre
    • La Société d'arthrite offre divers programmes et services qui peuvent vous être utiles.
    • Vous pouvez joindre La Société de partout au Canada en composant le 1-800-321-1433.
    • Vous pouvez également communiquer avec nous grâce à notre site Web www.arthrite.ca.

    En plus des symptômes physiques de l’arthrite, bon nombre de personnes font face aux défis additionnels associés à la maladie chronique. Apprendre des stratégies pour modifier vos activités quotidiennes en fonction de votre maladie vous donnera l’impression de redevenir maître de votre vie et vous fera voir les choses sous un jour plus positif. Pour obtenir les meilleurs résultats possibles, vous devez entretenir des rapports étroits avec vos médecins et vos thérapeutes et participer activement à votre traitement. À notre avis, c’est ce qu'il faut faire pour «mieux vivre» avec l’arthrite.

    Plusieurs sources d’information vous sont offerte pour vous aider à apprendre à mieux maîtriser votre maladie, dont notamment :

    • Le Programme d’initiative personnelle de l’arthritique (PIPA) est un programme d’initiative personnelle unique offert par la Société d’arthrite pour vous aider à mieux maîtriser votre arthrite.
    • Les Tribunes libres de ce site Web sont une occasion de participer à la discussion et de partager de l’information avec d’autres visiteurs, des personnes qui, grâce à leur propre expérience, sont peut-être en mesure de proposer des suggestions utiles.

    Bien entendu, beaucoup d’autres ressources utiles sont offertes aux personnes atteintes d’arthrite. Si vous ne savez pas trop vers qui vous tourner, appelez la Société d’arthrite au 1 800-321-1433.

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Anatomy of a joint

Cette page a été pour la dernière fois mise à jour le : 03/06/2007





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